Témoignage de volontariat avec les toxicomanes

FOYER D’ETUDIANTS POULLART DES PLACES à PARIS :  CHARLES, JEUNE PARISIEN REVIENT SUR SON EXPÉRIENCE DE VOLONTARIAT AVEC LES  TOXICOMANES DANS LA DRÔME. 

Ce Jeudi 8 Octobre 2020,  les jeunes  du Foyer Poullart des Places se sont retrouvés pour un temps convivial et fraternel en compagnie de leurs deux encadrants : le Père Auguste Phuati Phuati et Habib Atanga, récemment ordonné diacre. Et pour cette deuxième rencontre de l’année 2020-2021, les résidents du Foyer ont accueilli Charles, un jeune parisien parti vivre une expérience de six semaines avec des toxicomanes dans la Drôme en volontariat du Sacré Coeur.  

C’est dans la joie et au cours d’une soirée animée que Charles est revenu pour les résidents du Foyer Poullart des Places sur son expérience avec des toxicomanes. Selon lui, il s’agissait de sortir d’un certain confort, mais surtout de prêter une oreille bienveillante à ceux qui voulait partager des choses. 

“J’ai vraiment ressenti le besoin d’y aller, servir, donner ce que j’ai reçu comme éducation chrétienne et je suis allé dans la Drôme à la rencontre des personnes qui veulent sortir de la toxicomanie à la maison le GUE. C’était donc six semaines avec une équipe pour essayer de vivre une expérience particulière avec ces personnes qui ont décidé volontairement de sortir de la drogue. Je voulais essayer d’apporter quelque chose dans la vie de ces personnes. Ce n’était pas facile tous les jours, mais c’est exactement ce que je voulais.

C’est vraiment entrer dans le dur et sortir de ma zone de confort, voir ce que c’est des gens qui ont beaucoup souffert. Je voulais  apprendre de leur courage, de leur détermination. Mon souhait n’était pas de changer le monde ou encore de les sortir de la dépendance, mais je voulais prêter une oreille bienveillante à ceux qui voulait partager des choses. Ce que je retiens, c’est que ça m’a sorti la tête des à priori que je pouvais avoir. J’avais un peu de crainte. Je suis parti avec la crainte d’être décrié. Et finalement tous ont été respectueux et vraiment à l’écoute. Pour moi, ils étaient déprimés avec une vie brisée. Je ne m’attendais pas à les voir joyeux tous les jours. Même si je savais que c’était une façade, ils étaient blessés à l’intérieur, mais ils arrivaient à rendre le quotidien très agréable avec leurs blagues”. 

La soirée s’est poursuivie avec le partage d’un repas cuisiné par Gabriel Candeiro, un étudiant spiritain. Les résidents du Foyer ont pu par la suite poser toutes leurs questions à l’issue de repas et envisagé pour les plus audacieux des expériences similaires. Après un point sur l’actualité des Foyers et l’actualité de l’Église en rapport avec les jeunes,  la soirée s’est terminée par un temps spirituel où les complies étaient récitées. 

Servir, c’est « en grande partie, prendre soin de la fragilité. Servir signifie prendre soin des membres fragiles de nos familles, de notre société, de notre peuple ». Dans cette tâche, chacun est capable de « laisser de côté, ses aspirations, ses envies, ses désirs de toute puissance, en voyant concrètement les plus fragiles. Le service vise toujours le visage du frère, il touche sa chair, il sent sa proximité et même dans certains cas la ‘‘souffre’’ et cherche la promotion du frère. Voilà pourquoi, le service n’est jamais idéologique, puisqu’il ne sert pas des idées, mais des personnes».

Fratelli tutti’, Pape François, 4 octobre 2020

Si le désir de partir en volontariat local ou international vous habite à la lecture du témoignage de Charles, prenez des infos sur :

Volontariat du Sacré Coeur : volontariatsacrecoeur.com

Volontariat spiritain AMOS amos.spiritains-jeunes.fr

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