Nouvelles de Samé, Tanzanie

Antoine est arrive en Tanzanie fin octobre, pour une mission éducative dans le diocèse de Same, au Nord-Est du pays. L’Evêque spiritain, Mgr Rogath Kimaryo l’a généreusement accueilli dans son évêché. Samé est une petite ville au pied des montagnes Paré, et de la plaine Massaï. Le diocèse insiste beaucoup sur l’éducation, la gestion de l’eau, la reforestation. Pour l’instant, Antoine enseigne le français à l’école primaire. Il nous partage quelques photos commentées.

L’environnement

Découverte des alentours de l’évêché où je loge ; premières rencontres avec les tanzaniens : peu parlent anglais, il va vraiment falloir que je me mette au swahili !

La mission

Henry Winkelmolen Primary School, l’école où j’enseigne le français ! Elle est située tout proche du bureau de l’évêché, et à deux pas de ma chambre. C’est bien pratique ! Cette école est nouvelle, elle a démarré en janvier 2016, avec une « baby class », deux « nursery class », et deux « class 1 ». J’enseigne le français à toutes les classes sauf la « baby class ». L’année prochaine, en janvier 2017, on va ouvrir une « class 2 ». Pendant ce mois de décembre, ce sont les vacances qui correspondent à nos « vacances d’été », j’en profite pour découvrir un peu la région, invité par les uns et les autres ; et je prépare un curriculum détaillé afin que le prochain volontaire n’aie qu’à suivre le programme que j’aurai établi, sur la base du programme national.

A la fin de l’année, nombreuses sont les « graduations » : c’est le moment où les parents se rendent à l’école, et les élèves sur le podium, tout fiers, reçoivent leur diplôme. Des danses, des chants, des gros repas, des belles robes pour nos mamas, c’est un grand jour, tout le monde se mobilise.

De droite à gauche : Madam Sharon, headmaster, qui vient d’Uganda, elle danse très bien, et parle très bien le swahili qu’elle a appris l’année dernière ; Madam Maryam, qui s’occupe des bébés ; et sir Paschal, science teacher, qui incarne assez bien le style tanzanien, il a 24 ans et c’est mon ami.

Mes élèves, ayant préparé quelque chose avec eux pour l’anniversaire de ma grand-mère, ont décidé sans que je leur demande, de faire des jolis dessins pour Bonne maman. Je les aime.

Le partenaire

Lui (ci-dessous), c’est Father Bernard, le secrétaire général de l’évêque ! Aujourd’hui, il nous a invités à la maison de ses parents auxquels il rend visite, tout en haut de la montagne de Kafingiro. Les virages nous ont bien secoué, et l’altitude nous donne désormais un air frais, un environnement très vert, et une vue exceptionnelle !

Paysages 

La maison de Father Bernard, juchée sur la montagne, bénéficiant de levers de soleil assez extraordinaires – paraît-il !

Rencontres

Ce matin, je reviens de l’école après avoir enseigné le français à deux classes. Comme à chaque fois que je rentre de l’école, j’ai le choix entre deux chemins : l’un suivant le dallage au sol, peu direct, et l’autre passant à travers la végétation basse, un peu plus direct. Ce matin, je choisis le dallage. Arrivé proche de ma chambre, je vois Bitres et Yulina (nos fées du logis) assises sur les marches d’un escalier. Je leur demande ce qu’elles font ; elles me montrent avec le doigt un serpent couché en partie dans le caniveau (qui achemine l’eau les jours de pluie), dressé de sorte que sa tête repose sur un des barreaux recouvrant le caniveau. Le serpent les empêche de passer et de nettoyer le bâtiment. En bon touriste que je suis, je mets de la musique sur mon portable dans le but de l’effrayer, je tape du pied… mais rien ne saurait le sortir de sa rêverie. Nous appelons un des gardes tanzaniens de l’évêché, ce dernier bien courageux, l’assomme d’un bon coup franc de bâton, et voilà que le pauvre rêveur, la tête écrasée contre le barreau froid, répand son sang sur le pallier de mon bâtiment. En empruntant l’autre chemin, le serpent m’aurait très probablement mordu. Merci Seigneur de guider mes pas 🙂

De droite à gauche : Chantal, volontaire de Hollande, infirmière à l’hôpital situé au pied de l’évêché, et qui loge dans le même bâtiment que moi ; Father Bernard, 45 ans et qui ne les fait vraiment pas ; et moi, avec mes 22 ans et ma crinière, que j’aurai la joie de tresser d’ici la fin de l’année.

Découvertes

Nous visitons Usambara school, l’école de mama Mchome, la mère de sir Paschal, qui m’a invité chez lui à Lushoto.

Visite de Rainbow school, une école pour handicapés, en recherche de volontaire. Pour info, ne pas se fier à la photo, le headmaster au milieu est très gentil, il ne mord pas. Il ne faut pas que cela vous décourage si vous souhaitez postuler.

Mama Mchome, et moi, portant la chemise qu’elle a fait coudre sur mesure pour moi et qu’elle vient de m’offrir!

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