4e jour : Une communauté pour la libération des prisonniers

La déclaration de Jésus et le but de sa mission dans l’évangile de Saint Luc 4, 18-19 est au centre de la vocation spiritaine : “L’Esprit du Seigneur est sur moi… Il m’a envoyé pour libérer les prisonniers…” Nous adoptons ces mots de Jésus et nous nous offrons au service des prisonniers. Souvent, dans les évangiles, Jésus a parlé des prisonniers, révélant le pouvoir de la miséricorde et de l’amour de Dieu, même pour ceux que le monde a condamnés et qui sont emprisonnés pour leurs délits. Jésus nous montre que les prisonniers restent des enfants aimés de Dieu et que leur chance d’aller au ciel est égale à celle des personnes libres.

Dans le monde d’aujourd’hui, chacun de nous est en prison de bien d’autres façons. Mise à part la prison physique, nos luttes et limites spirituelles, nos faiblesses, notre environnement et nos opinions nous enferment de temps en temps. Le courant dominant et les médias sociaux créent leurs propres cellules de prison, la soif d’argent et le désir des biens matériels créent leur propre prison, etc. De toutes ces formes d’emprisonnement, Jésus est venu nous libérer et nous devons courir à lui pour trouver l’espoir. Comme spiritains, nous sommes des instruments dans les mains du Seigneur pour le bien de nos frères et de nos sœurs.

Le Père Libermann était mu par la passion de libérer les esclaves noirs. Il a ressenti cet appel et il a utilisé toutes les possibilités pour les libérer et les amener à la liberté.

Aux Philippines, les spiritains d’Iligan servent comme aumôniers de la prison de la ville depuis déjà dix-sept ans. Nous célébrons la messe pour eux chaque semaine, nous leur offrons les sacrements, nous rendons possible l’accès aux conseils et à l’orientation. Chaque prison où l’on entre est surpeuplée à cause de la répression du gouvernement contre le trafic de drogues telles que la marijuana, le shabu, etc. Beaucoup de gens innocents sont également emprisonnés, attendant pendant des années d’être jugés, et sans aucune aide.

En plus de l’aide que nous leur apportons à l’intérieur, nous allons vers leurs enfants et leurs familles. Nous aidons quelques-uns des enfants des prisonniers à retourner à l’école et nous encourageons leurs familles.

« Je peux tout par le pouvoir du Christ qui me fortifie ». (Phil. 4:13)

Si on ne devait entreprendre dans l’Église que des choses faciles, que serait devenue l’Église? Saint Pierre et Saint Jean auraient continué leur pêche sur le lac de Tibériade, et saint Paul n’aurait pas quitté Jérusalem. Je conçois qu’un homme qui se croit quelque chose et qui compte sur ses forces puisse s’arrêter devant un obstacle, mais, quand on ne compte que sur notre adorable Maître, quelle difficulté peut-on craindre ? On ne s’arrête que lorsqu’on est au pied du mur ; on attend alors avec patience et confiance qu’une issue s’ouvre, puis on continue sa marche comme si rien n’avait été. Voilà comment ont fait saint Paul et les autres apôtres.

(Lettre à M. Dupont, 1840, Anthologie spiritaine, p. 236)

Réflexion :

  1. Avez-vous déjà visité une prison près de votre communauté ? Que pouvez-vous faire concrètement pour montrer votre compassion envers les prisonniers ?
  2. Quel type de prison trouvez-vous autour de votre communauté et que faites-vous pour libérer les gens ?
  3. Aujourd’hui, tant de gens sont encore vendus pour de l’argent à cause de la pauvreté et de la méchanceté. Nos communautés doivent faire tout leur possible pour offrir la liberté. Sanctifie-les pour le royaume, même s’ils ont été séparés des autres. Guéris-nous de notre isolement et libère-nous de la prison du matérialisme. Amen !

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